La fonction de chef d’établissement du 1er degré, nouvelle dénomination des directeurs et directrices d’école, impose l’exercice de la responsabilité au quotidien . Diriger un établissement en étant adhérent du SPELC c’est reconnaître une philosophie et promouvoir une conception attachée à l’exercice de cette fonction qui place la personne en situation de Cadre en responsabilité dans l’Enseignement
Catholique et devant l’Etat .
En effet pour le SPELC, les grands principes qui définissent notre responsabilité sont clairs quant à la lisibilité des rapports entre un chef d’établissement et son Organisme de Gestion qui lui signe un contrat de travail. Il ne peut donc y avoir d’ambiguïté . Un directeur ou un chef d’établissement est juridiquement considéré comme un salarié de l’ OGEC, ceci garantissant à la fois son indépendance envers le collège employeur. Si le choix d’accéder à cette responsabilité peut venir d’une sollicitation institutionnelle, le choix de l’exercer en adhérant à une organisation syndicale ne peut découler que d’une volonté personnelle , indépendante de la structure où notre responsabilité s’exerce. Que dire des cotisations syndicales dont une partie est payée par l’établissement, donc par les familles ? L’indépendance reste un choix et la représentativité légitime un prix personnel.
Etre un chef d’établissement SPELC, c’est aussi reconnaître qu’il nous reste majoritairement un temps de service auprès des enfants pour lequel nous percevons toujours un traitement de l’Etat. Comme nos collègues, nous avons toujours une carrière d’enseignant à gérer avec ses inspections, promotions ….Un chef d’établissement du 1er degré ne vit pas de sa fonction, il perçoit ses principaux revenus de l’Etat pour sa qualité d’enseignant. Ce fonctionnement ne peut qu’apporter du crédit à la vision SPELC de la situation d’un directeur, à savoir : un cadre en responsabilité et non un employeur
Etre un chef d’établissement SPELC, c’est accéder à un réseau de spécialistes à tous les degrés et dans tous les domaines liés à l’Enseignement Catholique . C’est s’assurer d’être relayé et défendu par nos représentants auprès des instances nationales, régionales et départementales chargées d’étudier et de faire avancer le dossier des directions d’écoles.
Le SPELC, soucieux de la place de ses chefs d’établissement du 1er degré pour guider l’Enseignement Catholique dans l’œuvre nationale d’éducation, défend l’idée que ceux-ci ne la trouveront que dans un espace de responsabilité indépendant, attentif à la situation de tous les acteurs salariés.
Bruno GRILLET
Responsable de la Commission Fonction de Responsabilité : Premier degré