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Depuis la création du SPELC en 1905, les directeurs d’école y ont toujours trouvé la place particulière qu’ils revendiquent. A tel point qu’ici ou là, le Syndicat Professionnel a souvent été qualifié de syndicat de directeurs, sans doute parce que nombre de ses militants acceptaient une responsabilité supplémentairedans l’organisation de l’Enseignement Catholique au service de leur école.
Le premier acte distinctif posé par le SPELC pour les directeurs fut la signaturede l’Avenant N°2 à la Convention Collective : situer leur particularité, encadrer leur différence, recevoir des indemnités pour leurs charges, signifier leur mission et promouvoir leur nécessaire formation. La Loi Debré leur confère contractuellement la responsabilité de chef d’établissement devant l’Etat. Le SPELC représente alors majoritairement les directeurs dans les instances représentatives, CCMD notamment.
Présent dans tous les combats pour les écoles et leurs personnels (1971-Contrats, 1977-Avantages sociaux, 1980-Retraite, 1982/1984-Projet Savary,1987-Maitres-Directeurs) le SPELC maintient la pression pour obtenir de l’Etat les avantages octroyés aux directeurs du public : décharges, indemnités.
Pour avancer, il faut constituer une plate-forme revendicative commune avec tous ceux qui voudront s’associer à notre démarche. En 1989, dans le cadre de la «Coordination des Directeurs d’Ecoles », le SPELC lance une grève administrative tous azimuts. Son succès va faire grogner, mais aussi bouger l’Enseignement Catholique :
- L’avenant N° 2 est remis en chantier (notion de cadres, amélioration des grilles, décharges), il est signé en mars 1992 par les syndicats représentatifs (CFTC, CFDT, SPELC). - Le Statut de l’Enseignement Catholique nous prend plus en considération. - L’Enseignement Catholique soutient nos demandes devant l’Etat (décharges), d’où le décret de décembre 1993.
Plusieurs groupes de travail sont mis en place par le SGEC pour produire :
- le référentiel de formation des chefs d’établissement du premier degré, - le protocole d’accord entre chefs d’établissement, - le statut du chef d’établissement du 1 er degré dans l’Enseignement Catholique.
Le SPELC y participe très activement. Le Comité National les ratifie.
Avec d’autres partenaires, le SPELC manifeste le 10 octobre 2001. L’octroi des décharges d’élargit comme dans le public.
Il faudra 10 ans (1992-2002) pour voir aboutir le dernier volet voulu par le SPELC afin d’asseoir notre place dans l’Institution. La Convention Collective, signée le 21 mars 2002, remplace l’Avenant N°2. La négociation a été rude, le SPELC a été entendu. Le SPELC a signé. Elle doit encore évoluer.
Chef d’Etablissement sous contrat avec l’Etat, Cadre en responsabilité, Partenaire reconnu des DDEC et OGEC, Directrice ou Directeur d’une Ecole, pour le SPELC, le travail n’est pas fini. Le combat sur les Indemnités continue, il faut faire pression sur le SGEC et la FNOGEC, pour que l’Enseignement Catholique abonde dans notre sens face à l’Etat.
Au cœur de l’action, le SPELC, seul ou avec d’autres, continuera le combat.
André DESMYTER
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