Connaître le SPELC
Entrée dans la profession
Enseignants du 1er degré
Enseignants second degré
Agricole
Chefs d'Et. 1er degré
Salariés des établissements
Préparer sa retraite
Coin des retraités
Partir en formation
Enseignement supérieur
Dans vos régions

 

Identifiant:

Mot de passe:

 
Contacter le SPELCLiensFAQ
 
Abonnez vous aux lettres d’informations du SPELC
 

Enseigner en CLIS

 

Marie-Thérèse Leroux est enseignante spécialisée, titulaire d'un poste en CLIS (Classe d'Intégration Scolaire). Elle a accepté de nous rencontrer pour parler de son métier.  

Pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel ?

J'ai enseigné pendant de nombreuses années en classe ordinaire, avec une expérience dans tous les cycles. C'est une expérience qui m'apporte beaucoup aujourd'hui, en particulier le travail que j'ai fait en cycle 2. Les apprentissages des enfants que j'accueille dans la CLIS se situent très majoritairement à ce niveau.  J'avais également accueilli des enfants handicapés dans le cadre de projets d'intégration individuelle, là aussi c'est une expérience très enrichissante.  

Quelle formation spécifique avez-vous suivie ?

J'ai préparé le CAPSAIS option D au cours d'une formation d'un an à l'ISP à Paris.

Depuis, la formation a été modifiée…

Oui, la formation et l'examen. Les enseignants spécialisés préparent maintenant le CAPASH (certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap). Il est nécessaire qu'un poste spécialisé soit disponible ou créé au moment du départ en formation. La formation est maintenant conçue "en alternance" avec des temps de formation dans l'un des centres et des temps de "pratique" dans sa classe.  

C'est un progrès ?

Cela pose le problème des remplacements lorsque l'enseignante est en formation : elle a alors le double souci de ce qui se passe dans sa classe et de sa formation. Par contre, cette formule permet sans aucun doute à des enseignants de partir en formation sans avoir à s'absenter de chez eux pour une longue durée. Je pense particulièrement aux enseignants, parents de jeunes enfants. C'est un point tout à fait positif.

Sur le contenu même de la nouvelle formation, je n'ai pas les éléments d'appréciation nécessaires, par contre, il me paraît intéressant que le module "législatif" ne fasse plus l'objet d'une épreuve d'examen qui faisait auparavant "barrage".  

Décrivez-nous votre poste actuel

Il s'agit d'un vrai profil de CLIS 1, c'est-à-dire accueillant des enfants ayant un handicap mental reconnu. Si je précise cela, c'est qu'il existe des CLIS accueillant majoritairement des enfants en grande difficulté scolaire. Cela n'est pas la vocation des CLIS, je ne comprends pas que des nouvelles structures créées ne soient pas plus vigilantes. Il ne s'agit pas de prétendre que les élèves en grande difficulté scolaire n'ont pas besoin d'aide mais cette difficulté doit être prise en compte au sein des classes ordinaires avec la participation des membres des RASED. Les derniers textes législatifs le confirment.  

Qui dit CLIS dit intégration…

C'est l'objectif essentiel de la CLIS. L'enseignante spécialisée doit toujours avoir le souci de travailler en étroite collaboration avec ses collègues des classes ordinaires, même s'il est parfois difficile d'harmoniser les emplois du temps, de gérer tous les paramètres. Certains de mes élèves sont intégrés jusqu'à environ 70 % de leur temps dans une classe ordinaire de cycle 2. Pour un enfant porteur par exemple d'une trisomie 21, quelle victoire ! Du côté des enseignants dans ces classes et des enfants scolarisés dans notre école, c'est également une grande richesse.

L'engagement de l'équipe pédagogique dans un tel projet est fondamental. Il me paraît indispensable que la présence d'une CLIS soit annoncée lors de l'affichage du mouvement : un enseignant qui souhaite un poste dans une telle école doit être informé puisque cela aura des conséquences sur son travail.

Seuls quelques rares enfants ne peuvent pas être intégrés mais peut-être alors y aurait-il davantage de "ponts" à penser avec des établissements spécialisés. Là encore, les derniers textes issus de la loi de février 2005 nous y invitent.  

La législation actuelle va-t-elle dans le bon sens ?

Tout à fait. La loi va nous obliger à travailler différemment. Je rappelle que les enfants seront d'abord inscrits dans une classe ordinaire : c'est un signe très fort. Bien sûr, il faut que les moyens suivent… En matière de personnel en particulier. Par exemple, l'aide éducatrice qui travaille à temps complet avec moi est totalement à la charge de l'établissement…  

Que deviennent vos élèves à la sortie de la CLIS ?

Les élèves sortant de CLIS sont en général orientés vers un établissement spécialisé ou une UPI en collège. Là se pose un vrai problème pour l'Enseignement catholique : alors que nous avons accueilli des enfants pendant toute leur scolarité primaire, nous sommes obligés d'inviter les parents à se tourner vers l'Enseignement public en secondaire. Dans mon diocèse, aucune structure n'existe aujourd'hui, que ce soit pour accueillir les enfants porteurs d'un handicap (UPI) ou en grande difficulté scolaire (SEGPA). Je crains que, malheureusement, cette situation ne soit pas isolée dans l'Enseignement catholique. Ici, une réflexion est actuellement menée, il paraît indispensable que les projets diocésains AIS soient pensés sur le long terme.  

Pour conclure…

C'est un métier passionnant que beaucoup de collègues méconnaissent par manque d'information. Là aussi, il faut davantage de propositions, par exemple au cours de journées pédagogiques. Il y a tant à gagner….

 

 
 
Documentation
Communiqués
Les infos du mois
L'Educateur Chrétien
Les Lettres
Dossiers
Services
Barèmes
Grilles salariales
Emploi
Partenaires
Nos partenaires

 
Plan du site
 © SPELC 2006
Avec l'aimable participation
de Bayard Service Edition
Mentions légales
Conception BM-Services