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Témoignage
Septembre 1980, j’ai 20 ans et fraîchement issue du CFP je mobilise toute mon énergie dans la gestion du cours préparatoire qui m’est confié.
Cependant très vite, en dehors des questions pédagogiques, j’entends mes collègues utiliser un langage qui m’est alors étranger : contrat définitif, reclassement, grade , échelon , indice, liste d’aptitude, prévoyance, indemnité de perte d’emploi, valeur du point, SFT, CCMD, ARPEC , CODIEC, SGEC, CAPSAIS, RETREP, qualification, maître de carrière, délégati on du personnel, choix, mi-choix , SPELC…etc.
En clair dès les premiers mois de ma vie active, je constate que ni Jean Piaget, ni Philippe Meyrieu, ni la relecture de mes précieux cours du CFP ne donnent d’indications sur mes conditions de travail, mon avancement et encore moins sur mon salaire ou ma future retraite.
Malgré la passion que je nourris pour la pédagogie, je réalise rapidement que l’enjeu est plus vaste. Soit j’attends passivement que se déroule ma carrière, que me soient imposées des réformes successives, soit je me donne les moyens de connaître mes obligations, mes droits et les divers rouages du cadre professionnel dans lequel j’exerce.
Puisque j’aspire à une évolution du métier, je veux y participer sans attendre.
J’en conclus que j’ai besoin d’une source d’information et d’un moyen de représentation. En tant que citoyenne française, je reconnais là le rôle d’un syndicat. A titre personnel je me reconnais davantage dans un syndicat professionnel, autonome, apolitique et constructif.
Le SPELC réunit ces caractéristiques et j’y adhère en 1982. Depuis vingt ans le SPELC me renseigne, me donne la parole.
Aujourd’hui je partage quelques activités syndicales avec les responsables du Languedoc Roussillon et je vous invite, vous qui êtes les enseignants des années 2000 à venir nous rencontrer. Nous vous informerons, nous vous défendrons en attendant que vous deveniez ceux qui feront le SPELC de demain.
Marie Buissière
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