Grève et manifestation nationale du 12 mars 2010
Le Conseil fédéral des SPELC considère que les réformes en cours de mise en oeuvre laissent encore bien trop de problèmes non résolus, même si elles présentent certains aspects positifs. De plus, elles ne sont pas financées.
- La réforme de la formation initiale des enseignants va faire disparaître un des aspects les plus positifs du système actuel : l’année de stage en responsabilité. Les 108 heures prévues sont largement insuffisantes et leur rétribution, annoncée par les textes, n’est absolument pas budgétée.
- La réforme du lycée, généreuse par certains de ses aspects, dont l’accompagnement personnalisé et le fort accent mis sur l’orientation, présente également d’importants inconvénients, notamment :
- Comment seront choisis ou désignés les enseignants en charge du suivi personnalisé ?
- Certaines disciplines pourraient être sacrifiées (lettres modernes, économie-gestion par exemple).
- Aucun recrutement ou financement de personnels d’orientation n’est prévu.
- Aucun texte ne prévoit la transposition du conseil pédagogique dans les établissements privés.
Par ailleurs, le SPELC réclame :
- la formation des enseignants aux nouvelles démarches à mettre en oeuvre en seconde dès la rentrée 2010 ;
- une grande réflexion nationale sur les fonctions et la rémunération des enseignants ;
- une réelle prise en compte de la difficulté croissante de la profession ;
- des possibilités de réorientation professionnelle pour les enseignants du privé.
La Fédération nationale des SPELC n’appelle pas à la grève le 12 mars en raison de la non-prise en compte par l’intersyndicale des situations particulières à l’enseignement privé sous contrat.
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Publié le :03.03.10